LA VINIFICATION



Toutes les religions ont des rites qui leur sont propre. Un rite caractéristique du judaïsme est l'ensemble des pratiques aussi bien négatives (les interdictions) que positives (les commandements) concernant l'alimentation.
Il y en a 613. Les produits propres à la consommation selon les règles du judaïsme sont appelés Cacher.

A l'origine le mot cacher signifie "Convenable", "Adéquat" - Est cacher ce qui est bien.
Cacherout désigne l'ensemble des lois et des coutumes s'appliquant à la nourriture que le judaïsme autorise.
Quelles que soient les explications apportées à la cacherout, un fait demeure : l'extraordinaire maintien de règles millénaires.

Les jus de fruits et de légumes sont propres à la consommation, le lait des animaux cacher, comme le lait de vache, est autorisé. Le vin, lui, doit être cacher.
Le vin cacher ne présente aucune particularité quant à sa composition mais a comme seule caractéristique d'avoir été surveillé par des juifs religieux depuis le début de sa fabrication jusqu'à l'embouteillage. Tout l'équipement servant à fabriquer le vin doit être lavé avec de l'eau chaude et ensuite froide. (pressoir, pompe, tuyau, cuverie etc...).

Toutes les manipulations seront faites par les juifs pratiquants tout au long du processus de fabrication du vin (pressurage, remontage, prise d'échantillon, filtrage et mise en bouteilles).
Les bouchons, les étiquettes et les capsules porteront un signe distinctif Kasher.
En France, le sceau du Beth Din de Paris, au Etats-Unis le .
Cette interdiction s'applique également aux alcools à base de vin, comme l'Armagnac, le Cognac, le Porto, le Sherry, aux apéritifs, alcools et liqueurs qui contiennent de l'alcool de vin.

Il est à signaler que la famille Bokobsa, est la seule en France à produire du cognac cacher avec le concours d'une maison réputée de la région de Cognac (Jarnac).